Katarina Bivald : Bienvenue au Motel des Pins perdus

Résumé

Il y a une minute, Henny Broek traversait la rue, maintenant elle est plantée sur le trottoir et regarde son cadavre. Elle est donc décédée dans un accident de la route et devrait rejoindre le royaume des morts. Mais elle a passé toute sa vie dans la même petite ville, elle a toujours travaillé dans le même motel décati et elle ne compte pas leur dire adieu de sitôt. Alors qu’elle regarde ses amis et ses proches réunis pour son enterrement, Henny est confrontée à un nouveau défi : les aider à retrouver leur joie de vivre, malgré leur apparente détermination à rester isolés et malheureux. Henny décide de raviver les vieilles amitiés et de réunir les anciens amants.

L’auteur

Katarina Bivald a grandi en travaillant à mi-temps dans une librairie. Aujourd’hui elle vit en Suède près de Stockholm.

Mon avis

Une auteure que je suis depuis son premier roman : « La bibliothèque des cœurs cabossés » paru il y a quatre ans. Très emballée par ce premier roman, le suivant «Le jour où Anita envoya tout balader » m’avait aussi fait une très bonne impression.

Pour ce troisième récit, j’ai été globalement déçue : je n’ai pas retrouvé le plaisir de lecture des premiers romans. Ancré dans notre époque, au travers des combats contre l’homophobie ou les transgenres, ce roman interpelle le lecteur et sur ce plan je m’y suis retrouvée. L’entraide et l’amitié des quatre héros fait chaud au cœur également.

Pourtant Henny, l’héroïne décédée, trop terne ne m’a pas convaincue. Je n’ai pas accroché au personnage et cela m’a gênée. La lecture n’a pas été fluide, quelques longueurs dans ce récit de plus de cinq cent pages.

Un avis mitigé donc sur ce livre, à vous de le découvrir maintenant.

Paru aux éditions Denoël et traduit du suédois par Lucas Messmer.

Notation :

Dans la hotte du père Noël : mes lectures préférées de 2018

Offrez des livres pour Noël et pour les étrennes.

Mes recommandations en littérature et essai :

La neuvième heure d’Alice McDermott

Le petit sapin de Noël de Stella Gibbons

Magnifica de Maria Rosaria Valentini

Poste restante à Locmaria de Lorraine Fouchet

Les garçons de l’été de Rebecca Lighieri

Écouter le silence intérieur de Thierry Jansen

Catégorie beaux livres :

La révolution Sergio Leone de Gian Luca Farinelli

Méditer pour être heureux de Stella Delmas

 

 

Notation :

Martha Batalha : Un château à Ipanema

Un château à Ipanema
Un château à Ipanema

Résumé :

Rio de Janeiro, 1904. Johan Edward Jansson arrive à Rio en tant qu’ambassadeur de Suède au Brésil. Lui et sa femme, l’exotique et sensible Birgit, s’installent et commencent à transformer la petite station balnéaire d’Ipanema en une des destinations les plus prisées au monde. Par amour pour cette ville, Johan fait construire un château au bord de l’eau. La magnificence et les mystères d’Ipanema prennent vie. Dès lors, Ipanema deviendra la ville de toutes les excentricités. De Birgit, hantée par des voix dans sa tête, à Álvaro Alvim, un médecin célèbre rongé par les conséquences de ses expériences, et sa fille Laura, une petite-bourgeoise qui se rêve actrice, tous gravitent autour de la lumineuse famille Jansson.

L’auteur :

Martha Batalha est une journaliste, éditrice et écrivaine brésilienne. Son premier roman, Les Mille Talents d’Eurídice Gusmaõ, est paru chez Denoël en 2017 et au Livre de Poche en 2018.

Mon avis :

Une grande fresque qui couvre cent ans de l’histoire du Brésil, j’ai été emballée surtout par le premier tiers du livre.

J’ai donc suivi avec grand intérêt toute la première partie de ce roman : un suédois embarque sa femme et rejoint le Brésil pour prendre un poste d’ambassadeur. Nous sommes au début du vingtième siècle, la famille se réfugie à Ipanema, petite bourgade tranquille avec des plages magnifiques. L’histoire de cette famille est décrite avec tout le talent de conteuse de Martha Batalha : immersion complète dans ce Brésil du début du vingtième siècle où règne l’indolence, le début des grandes fêtes très cosmopolites.

Dans la suite de cette histoire complexe, se déroulant sur plusieurs générations, nous suivons les descendants des suédois qui se retrouvent dans un pays très contrasté : ils croisent à la fois des indiens en Amazonie ou des militaires dictateurs et violents.

Pendant ce temps-là, les femmes découvrent la « télé novella ».

En synthèse un roman agréable, moins fluide que le premier récit de Martha Batalha, on se perd un peu avec les multiples personnages dès le milieu du livre. Les portraits de femmes sont, eux, très réussis, elles sont si touchantes.

A découvrir pour se plonger dans l’histoire du Brésil.

Paru aux Éditions Denoël traduit du portugais (Brésil) par Diniz Galhos

Notation :

Paul Howarth : Le diable dans la peau

Le diable dans la peau
Le diable dans la peau

Résumé

Australie, Queensland, 1885. Une vague de sécheresse conduit la famille McBride au bord de la ruine. Leur terre est stérile, leur bétail affamé. Lorsque la pluie revient enfin, la famille pense être tirée d’affaire. Mais le destin en a décidé autrement. Un soir en rentrant chez eux, Billy et Tommy, les jeunes fils McBride, découvrent leur famille massacrée. Billy soupçonne immédiatement leur ancien vacher aborigène. Les deux garçons se tournent vers John Sullivan, leur riche et cruel voisin, pour qu’il les aide à retrouver le coupable.

L’auteur

Paul Howarth a grandi en Angleterre avant de déménager à Melbourne un peu avant ses trente ans. Il a vécu six ans en Australie et obtenu la double nationalité en 2012.

Mon avis

Un western australien décapant !

Un grand récit d’aventure qui m’a scotchée, j’avais du mal à lâcher le livre même si parfois la violence sourde est à la limite du supportable.

Un livre puissant par sa narration qui tient en haleine le lecteur en le transplantant dans ce Queensland sauvage du dix-neuvième siècle. J’ai senti la chaleur torride, les tempêtes de sable ; l’immersion est totale.

Au milieu de cet enfer, deux orphelins paumés qui cherchent à se venger. Un récit d’apprentissage dans un univers ultra violent, les adultes qui les entourent les poussant à commettre l’irréparable sans leur laisser d’autres choix.

La question que l’on se pose tout du long : comment peuvent-ils s’en sortir ? Qui pourra les aider ?

Poignant et implacable, un récit que je vous recommande chaudement.

Dans les notes de l’auteur, on apprend qu’il s’est basé sur des faits historiques authentiques : « la police indigène du Queensland » a bien existé : cela fait froid dans le dos !

Paru aux éditions Denoël

Traduction de l’anglais (Australie) par Héloïse Esquié

Notation :

Ma sélection pour l’été

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici mon best-of, mes coups de cœur du printemps à emporter et dévorer cet été dans les domaines de la littérature, du thriller. Tous ces titres m’ont bouleversée et je vous les recommande chaudement.

et deux titres dans la catégorie « développement personnel »

Littérature :

Des nouvelles du monde de Paulette Jiles

http://www.despagesetdesiles.fr/paulette-jiles-des-nouvelles-du-monde/

Poste restante à Locmaria de Lorraine Fouchet

http://www.despagesetdesiles.fr/lorraine-fouchet-poste-restante-a-locmaria/

Les garçons de l’été de Rebecca Lighieri

http://www.despagesetdesiles.fr/rebecca-lighieri-les-garcons-de-lete/

Thriller :

Condor de Caryl Ferey

http://www.despagesetdesiles.fr/caryl-ferey-condor/

Boreal de Sonja Delzongle

http://www.despagesetdesiles.fr/sonja-delzongle-boreal/

Qaanaaq de Mo Malo

http://www.despagesetdesiles.fr/mo-malo-qaanaaq/

Développement personnel :

La magie du sommeil d’Isalou Regen

http://www.despagesetdesiles.fr/isalou-regen-la-magie-du-sommeil/

Votre meilleur ami c’est vous de Claire Mizzi

http://www.despagesetdesiles.fr/claire-mizzi-votre-meilleur-ami-cest-vous/